Prima popina restaurativa

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(Redirectum de Restaurant Boulanger)
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Angulus viae Bailleul et viae Ioannis Tison Lutetiae anno 1831 a Thoma Shotter Boys pictus, [Restauran]t Boulanger monstrans[1]

Prima omnium popinarum "restaurativarum", a "restauratoribus" conductarum qui sorbitiones restaurantes venditabat, Lutetiae anno fere 1765 ad viam des Poulies condita est. Hanc popinam Dionysius Diderotus anno 1767 ter visitavit et in epistula ad Sophiam Volland descripsit:

Je sortis de là pour aller dîner au restaurateur de la rue des Poulies; on y est bien, mais chèrement traité. L'hôtesse est vraiment une très-belle créature. Beau visage, plutôt grec que romain; beaux yeux, belle bouche, ni trop, ni trop peu d'embonpoint, grande et belle taille, démarche élégante et légère; mais vilains bras et vilaines mains ...
Mais, qu'ai-je fait lundi? ... je crois un dîner au restaurateur, parce qu'on y sert bien et que l'hôtesse est jolie ...
Mardi ... ensuite dîner chez la belle restauratrice de la rue des Poulies ...
Si j’ai pris du goût pour le restaurateur! vraiment oui: un goût infini. On y sert bien, un peu chèrement, mais à l’heure que l’on veut. La belle hôtesse ne vient jamais causer avec ses pratiques; elle est trop honnête et trop décente pour cela; mais ses pratiques vont causer avec elle tant qu’il leur plaît; et elle répond fort bien. On mange seul. Chacun a son petit cabinet où son attention se promène: elle vient voir par elle-même s'il ne vous manque rien; cela est à merveille, et il me semble que tout le monde s'en loue.[2]

Diderotus nomina restauratoris restauratricisque formosae non dedit.

Enfin il se trouva un homme de tête, qui jugea qu'une cause aussi active ne pouvait rester sans effet; que le même besoin reproduisant chaque jour vers les mêmes heures, les consommateurs viendraient en foule là où ils seraient certains que ce besoin serait agréablement satisfait; que si on détachait une aile de volaille en faveur du premier venu, il ne manquerait pas de s'en présenter un second qui se contenterait de la cuisse; que l'abscision d'une première tranche, dans l' obscurité de la cuisine, ne déshonorerait pas le restant de la pièce; qu'on ne regarderait pas à une légère augmentation de paiement quand on aurait été bien, promptement, et proprement, servi; qu'on n'en finirait jamais dans un détail nécessairement considérable, si les convives pouvaient disputer sur le prix et la qualité des plats qu'ils auraient demandés; que d'ailleurs la variété des mêts, combinée avec la fixité des prix, aurait l'avantage de pouvoir convenir à toutes les fortunes ... Celui-là fut le premier restaurateur, et créa une profession qui commande à la fortune, toutes les fois que celui qui l'exerce a de la bonne foi, de l'ordre et de l'habileté.[3]

Boulanger?[recensere | fontem recensere]

Nomen primi restauratoris rettulit historicus Petrus Le Grand d'Aussy his verbis anno 1782 divulgatis:

Les restaurans ont donné naissance aux Restaurateurs. C'est un établissement qui a eu lieu à Paris vers 1765, et qui fut imaginé par un nommé Boulanger, lequel demeurait rue des poulies. Sur sa porte, il avait mis cette devise, qui était une application peu respectueuse d'un livre très-respectable: Venite ad me omnes qui stomacho laboratis et ego vos restaurabo. Boulanger vendait des bouillons ou consommés. On trouvait meme chez lui à manger quand on voulait. Il est vrai que n'étant point traiteur, il ne pouvait servir de ragoûts; mais il donnait des volailles au gros sel, avec des œufs frais; et tout cela était servi proprement sur ces petites tables de marbre, connues dans les caffés. A son imitation, s'établirent bientôt d'autres restaurateurs.[4]

Mox alii scriptores nonnulli "Boulanger" primum restauratorem fuisse adseverant: hi autem omnes easdem res quas Le Grand d'Aussy scripserat repetunt, sine plura. Ita per exemplum sub rubrica "Restaurateurs" scripsit anno 1803 F. W. Blagdon Anglus in libro Paris as it was and as it is [5] Nemo inter hos auctores se popinam Boulanger visitavisse confessus est.

Roze? successore Deslauriers?[recensere | fontem recensere]

Duae e tribus rubricis sub quibus M. Roze se restauratorem proclamat in almanaco a se edito (Essai sur l'almanach général, 1769. Bibliotheca Nationalis Francica)
Enumeratio restauratorum in almanaco ab Rose inter annos 1782 et 1792 edito (Supplément aux Tablettes royales de renommée, sine anno. Bibliotheca Nationalis Francica)
Traiteurs ... Roze, rue saint Honoré, Hôtel d'Aligre, premier Restaurateur ... donne avec succès des repas fins et délicats de commande de 3 à 6 livres par tête, où l'on est supérieurement bien servi; Sciences et secrets des arts et métiers ... Roze, Hôtel d'Aligre, Restaurateur du Roi suivant la Cour, instituteur du premier établissement connu sous le titre de Maison de santé, vend avec succès, à toute heure du jour, les véritables consommés, dits restaurans ou bouillons de prince, excellens potages de toutes espèces, chapons au gros sel, compotes, etc., à prix fixe et modique; Objets de bouche .... Le sieur Roze, premier Restaurateur, ci-devant rue des Poulies, tient maintenant son établissement connu sous le title de Maison de santé, où il continue avec le même succès de vendre chez lui et débiter en ville les véritables consommés, dits restaurants ou bouillons de prince, crême de riz et de gruau de Bretagne au gras et au maigre, macaroni, oeufs frais, chapons au gros sel, compotes, vin de Bourgogne naturel, et autres mets aussi salubres que délicats de la meilleure qualité, et le tout à prix fixe et modique[6]
Les Restaurateurs créés en cette capitale, en 1767, par les sieurs Roze et Pontaillé, sont parmi les Traiteurs: ceux qui excellent ou doivent exceller, suivant le but des fondateurs, pour les potages au riz, au vermicelli, et autres mets salubres et délicats. L'usage de ces maisons, qui sont très-bien composées, n'est point d'y donner à manger à table d'hôte, mais à toute heure du jour, par plats et à prix fixe. Quelques-uns des plus connus sont: Deslauriers, rue saint-Honoré, chef de gobelet, et successeur du premier restaurateur, qui a pour annonce cette jolie épigraphe:
Hic sapide titillant juscula blanda palatum;
Hic datur effoetis pectoribusque salus.[7]
Feu M. Roze: Descendant le boulevart Italien nous déplorerons ... la mort assez récente du célèbre Roze, qui jouit long-temps de la réputation méritée d'être l'un de nos meilleurs et de nos plus fameux restaurateurs; et comme la douleur donne de l'appétit, nous nous arrêterons chez madame Hardy pour y déjeûner avec les meilleurs rognons de la capitale[8]
Coffee-houses ... le Café Hardi, Boulevard Italien ... List of the best restaurateurs or chop-houses ... Rose, Boulevard Italien.[9]

Lamy?[recensere | fontem recensere]

Traiteurs ... Lami, rue Montorgueil, près la rue Mauconseil ....[10]
L'établissement des restaurateurs à Paris n'a pas cinquante ans, le premier fut un nommé Lamy. Il ouvrit ses salons dans un des obscurs et étroits passages qui entouraient alors le Palais-Royal ... Les traiteurs se liguèrent contre lui, mais ils ne purent le renverser. Primitivement le restaurateur n'avait pas le droit de couvrir ses tables de nappes, elles étaient couvertes d'une toile cirée verte ou jaspée.[11]

Notae[recensere | fontem recensere]

Bibliographia[recensere | fontem recensere]

Fontes fere coaevi
Eruditio hodierna
  • Paul Levy, "The First Restaurant in the World, preserved in paint" in Daily Telegraph (6 Iulii 2013) Situs venalis
  • Nathalie Louisgrand, "Comment sont nés les premiers restaurants?" (27 Iunii 2021) apud Slate
  • Rebecca Spang, The Invention of the Restaurant: Paris and modern gastronomic culture (2a ed. Cantabrigiae Massachusettensium: Harvard University Press, 2020) p. 9 et alibi
  • Carolin C. Young, "The Soup that Went Into the Tureen" in Mark McWilliams, ed., Food & Material Culture: Proceedings of the Oxford Symposium on Food and Cookery 2013. Totenais: Prospect Books, 2014 (pp. 33-47 apud Google Books) (vide "Restaurant Boulanger: a final note of caution", pp. 44-45)

Nexus externi[recensere | fontem recensere]